Le Spantole oct 2016 002

Le Spantole oct 2016 003

 

 

— Carine-Laure, tu nous présentes ce N° 384 de cette revue thudinienne, Le Spantole ?

— Oui, bien sûr, avec plaisir !

— Le Spantole est une revue trimestrielle éditée par Les Artistes de Thudinie. Chaque trimestre, des textes d’auteurs régionaux (ou pas) sont publiés.

— En couverture, les noms de tous les auteurs mais un nom nous saute aux yeux, Clan des épouvantails. What ?

— Je découvre cela aussi et d’ailleurs avec grand plaisir. Je lis dans l’éditorial que Les Artistes de Thudinie est un groupe en pleine mutation, les choses changent, il y a des ouvertures. Déjà, c’est un groupe de plasticiens ET d’écrivains. Petit rappel, c’est Roger Foulon, écrivain belge que l’on ne présente plus, qui est le fondateur des Artistes de Thudinie. Pour en revenir au Clan des épouvantails, ce sont les élèves de l’Ecole communale de Solre-sur-Sambre qui ont apporté cette pierre à notre édifice. Pour le pourquoi du comment, il faut acheter la revue !

— Ah, Carine Laure, je te reconnais bien là !

— Quelques noms parmi les auteurs ?

— Je citerais comme ça de mémoire, Pierre Jean Foulon (Président des Artistes de Thudinie), Pierre Coran, Louis Mathoux, Rosemonde Devillez…

— Quand même, du beau monde !

— La revue est ouverte à tous les auteurs…C’est Thierry Haumont, notre rédacteur en chef (Prix Rossel 1985 pour Le conservateur des ombres) qui survole les textes, propose des corrections, etc….

— Revenons sur tes textes publiés dans ce numéro du Spantole, Carine Laure, des textes qui dénotent un peu par rapport à tes autres publications qui s’inscrivent plutôt dans ce qu’on pourrait appeler le post surréalisme.

— Oh moi les étiquettes, basta ! Mais oui, pour le coup, ces textes sont différents. J’ai longtemps habité dans la région de Thuin, à Thuillies plus exactement. Et j’aimais ancrer cette période de ma vie dans quelques textes.

— En filigrane, une pointe de nostalgie ?

— Oui et non, chacun lorsqu’il repense à son passé revit certains souvenirs. Mais je ne suis pas une personne qui vit avec hier. Je suis là, bien ancrée dans l’ici et maintenant, mais je ne crache sur rien, j’ai aimé toutes les périodes de ma vie et tous les gens que j’ai croisés.

— Dans cette revue, il y a onze  textes, tu peux nous en lire deux ?

— Oui, avec Plaisir.

Texte 9

Rue de la Victoire Long serpent de feu Où se déroulent les souvenirs On a beau dire Les visages des gens Ne s’oublient Des maisons de pierre Jamais à jamais Au-delà du temps Le soleil en moi Plus vif à corps Et à cris de lumière Quelques lambeaux de peau Des lamelles de chair Encore des eaux Par-dessus les ponts Et des brindilles ‘étiolent Dans la Biesmelle La roue du moulin devant le château Ne tourne plus Qu’en attente D’une langue à l’autre Rue des Commères déjà Un tapis de feuilles

 

Texte 5

En soi Envers et contre tout Entre deux silences Sur le froid des pavés Des cris qui épuisent S’aiguisent Et puis meurent Au fond de la vallée Dans un ri de la Sambre A la dérive Les on dits entre les ondes

 

— Avoue, Carine Laure, il y a de la nostalgie dans ces textes=là ?

— On peut comprendre ça comme ça, oui, mais qu’importe…

— Cette revue intéressera pas mal de lecteurs. Pour se la procurer ?

— Le plus simple est d’envoyer un mail à Arlette Doffigny, notre ex-présidente.

Son mail : arlettedoffigny@voo.be 

— Merci Carine Laure ! Des projets ?

— Oh, écritures et écritures. Et aussi la préparation du Salon du livre de Charleroi qui aura lieu le dimanche 13 novembre entre 11h et 18h. L’invité d’honneur cette année sera Daniel Charneux. Une quarantaine d’auteurs et d’éditeurs…Ah oui, j’oubliais le principal. Au château Bilquin de Cartier, place Albert 1er, 38, à Marchienne-au-Pont, c’est une organisation de la bibliothèque Marguerite Yourcenar.

— Mais ce jour-là tu dédicaces ?

— Bien sûr, tous mes livres édités seront visibles et surtout le petit dernier, Album Number One, Cinéma magique.

— Quel titre étrange !

— Il s’agit d’un petit livre, un tout petit livre. Il contient quelques textes poétiques. Pas cher, facilement transportable, il me semblait que pour me faire connaître, c’était pas une mauvaise idée…

— Une bonne idée, Carine Laure !

— D’autres écritures ?

— Ah oui, toujours, pour les revues Aura, Le Spantole, Lichen, le Capital des Mots, Nouvelles-perso…sans oublier ce dernier roman que je voudrais absolument terminer.

— Depuis que tu nous en parles !

— Oui mais on corrige, on change un mot ici, un autre ailleurs. Pour le mois prochain, tout cela doit être clôturé !

— On l’attend ! Pour ceux qui ne connaissent pas encore Carine-Laure, voici son press book :

http://carineldesguin.canalblog.com/pages/press-book/32061526.html