Octobre 2015, Marché de Namur 001

Article Presse Vlan 191115 2

 

Des lames et des lumières, Editions Le Coudrier, 2015

En vente ici : http://lecoudrier.weebly.com/des-lames-et-des-lumiegraveres.html

Achat du livre : http://lecoudrier.weebly.com/acheter-un-livre.html

Quelques articles concernant Des lames et des lumières :

Des lames et des lumières, ça parle de quoi ? http://carineldesguin.canalblog.com/archives/2015/10/20/32807372.html

Octobre 2015, sortie officielle du livre :

http://carineldesguin.canalblog.com/archives/2015/10/18/32795199.html

Novembre 2015, Mons’Livre :

http://carineldesguin.canalblog.com/archives/2015/11/22/32966437.html

Article presse :

http://carineldesguin.canalblog.com/archives/2015/11/19/32952797.html

Sur le blog d’Eric Allard :

http://carineldesguin.canalblog.com/archives/2015/11/18/32947064.html

1) Comment t’est venu l’idée d’écrire ce recueil basé sur le Tarot de Marseille ?

 

Tout à fait naturellement, bonjour Eric, pour un peu déjà concentrée sur tes questions, j’oublie de te dire bonjour…Le destin, la destinée, le pourquoi de nos actions, les directions que prend notre vie, tout cela reste pour moi un grand mystère, un questionnement qui s’installe chez moi déjà dans l’enfance. Sommes-nous libres ou pas, tout est-il joué dès notre naissance ? Ces questions m’interpellent. Voici quelques années, je prends quelques cours de Tarot. Je n’achève pas  la session, cela demande trop de temps pour moi.  Je garde cependant les bouquins et les lames, ces lames colorées sont si belles et à chaque fois qu’on les regarde, on trouve toujours un nouveau détail, une nouvelle couleur. Toute seule, j’étudie tout ça, à mon rythme. Voici deux ou trois ans, je participe à Tournai-la-page, un Salon du livre et, comme à chaque fois, un concours d’écriture est organisé. Je ne me souviens même plus du thème, je griffonne comme ça quelques phrases et puisque le texte est commencé, je l’achève une fois rentrée chez moi. Ce texte ? Oh ça parle d’un gars assez paumé, d’une gitane aux yeux de papesse et aux mains de chariot…Et vers la fin du texte, les lames du Tarot apparaissent…Quelques jours plus tard, je finalise le texte et je commence à écrire en me concentrant sur une lame à la fois, ou sur deux lames. Voilà donc la raison pour laquelle le recueil comprend plus de textes que de lames. Tu me demandes, Eric, comment m’est venue l’idée. Tu sais, l’idée m’est venue inconsciemment. Car en écrivant le premier texte et même le deuxième, j’ignorais que j’allais coller des mots et des phrases sur chaque lame. Le recueil s’est donc écrit comme ça, presque tout seul. En quatre ou cinq semaines, je ne sais plus.

2) Comment s’est alors déroulé(e) l’écriture ?

Les textes s’écrivent assez vite. Chaque soir, je touche les lames, j’ai presque envie de dire que je les caresse, c’est curieux, mais c’est la vérité. J’aime ce moment, rentrer chez moi, attraper les lames et écrire les textes. Les brouillons sont encore là, dans ce cahier, regarde, il n’y a presque pas de ratures, tu vois ?  Je me concentre sur les couleurs, je rassemble mes esprits, je dépose des mots et puis des phrases s’articulent.  Lorsque j’écris des poésies, j’aime le contact avec le papier, je n’utilise le pc qu’après l’écriture des textes. Ecrire ces textes me demande, on le devine, une très grande concentration, mon esprit a besoin d’une certaine unité et puis je fais un profond plongeon à l’intérieur de moi-même.

Quelle énergie déployée…

3) Quels critères t’ont conduit à choisir Le Coudrier pour le publier ?

Le Coudrier, une maison d’édition qui n’édite que de la poésie, c’est important ça, quand on aime les mots comme je les aime. Le Coudrier, c’est comme des artisans (artisans, dans le sens noble du mot), de vrais artisans. C’est une maison d’édition qui porte les textes d’auteurs comme Antoine Wauters que nous connaissons tous à présent puisqu’il a remporté le Prix Première 2014 et quelques autres, Tristan Sautier, Pascal Feyarts, et d’autres belles voix de la poésie d’aujourd’hui. Le livre du Coudrier est aussi ce que j’appelle un « beau livre ». Sur un papier de qualité, le texte s’envole, il prend plus de consistance ! Non, je dis ça pour rire …J’ajoute qu’il n’y en a pas des masses, des maisons d’édition qui n’éditent que de la poésie…Et puis, quand on lit la ligne éditoriale de cette maison, on ressent de suite que Joëlle Aubevert prend soin de ses auteurs et de leur texte, il n’y a pas de tricherie. Il faut de l’audace pour éditer uniquement de la poésie…Je me dois d’ajouter que les éditions Chloé des Lys éditent toujours mes texte.

4) Quelles sont tes influences poétiques, les poètes dont tu te réclames ou qui ont marqué et continuent de marquer ton travail poétique ?

Comme tous les auteurs, adolescente, je lis Baudelaire, Verlaine, Rimbaud et puis Aragon. Aragon, ah, Aragon, un poète déterminant parce qu’avec  cet auteur, je découvre le Surréalisme. J’ai alors 14 ou 15 ans mais j’écris déjà des poèmes depuis un an ou deux. Avec l’envie de publier, oui oui, l’envie de publier, Eric, ça c’est un scoop ! J’ai alors un texte édité dans une revue que des étudiants vendent dans les gares et autres lieux publiques mais je n’ai plus aucun exemplaire…J’ai alors une très grande soif de poésie et de littérature en général, j’aime les mots, voilà tout. J’aime LE mot. Parfois, je pense à un mot, n’importe lequel, celui qui résonne en moi à cet instant-là et je le triture sur toutes ses coutures, des images s’infiltrent et ça me rend heureuse, tout ce cinéma-là. Malgré que je ressens des brûlures qui m’allument et ne me font pas toujours du bien ... Si j’ai des influences, je n’en suis pas consciente et ce serait prétentieux de ma part, non ? De toute façon, j’espère rester moi-même, sans trop d’étiquettes, et si certains auteurs m’influencent, ce sont comment dire, des feux follets, non ? Par exemple, pour le moment, je pense à Antonin Artaud, j’entends sa voix et je vois son visage. Mais sa voix, bordel, quelle voix. Comment ne pas se laisser pénétrer par cette voix-là ?

Je lis beaucoup d’auteurs et si je suis influencée, je n’en ai pas conscience, sauf quand j’écris un texte « à la manière » de tel ou tel auteur. Alors là c’est curieux, je ressens l’œuvre entière de l’auteur qui me traverse et ce sont des sensations très bouleversantes. C’est ce qu’on appelle l’empathie, je pense que c’est ça, l’empathie. Mais lorsque la personne est absente, ressentir de l’empathie, ça remue. Le propos de l’influence ou pas d’un auteur dans les écrits d’un autre, ça demande des pages et des pages d’explications.

5) Si, comme les personnages de Fahrenheit 451 de Bradbury, tu devais apprendre par coeur un recueil de poésie et un seul, ce serait lequel ?

Décidément, je te trouve bien cruel avec moi ! Choisir c’est exclure mais là, en plus, tu me demandes d’apprendre par cœur un recueil complet. C’est une question que je me pose parfois. Je m’imagine coincée quelque part, entre des murs hauts et moches ou dans une cave infestée de rats et de chairs humaines pourries. Et je me dis ma fille dans ces instants-là, à quel auteur penserais-tu ? Bien sûr, des noms commencent à défiler, Eric. Desnos, Breton, Césaire, Verlaine, Rimbaud, Prévert, Tzara, Soupault, Supervielle, Cadou, Eluard, Reverdy. Alors, je file dans ma chambre, là, en permanence sont allumés tous mes livres de poésie. Oui, oui, je dis allumés. Je triture, je range. Tout ça rien que pour toi, Eric. Choisir, choisir, quelle merde pour moi qui aime l’unité, les particules qui ne forment qu’un grand tout. Je vais t’étonner, Eric. Je pense que je choisis un livre de Prévert. Car il y a de la gaieté entre les mots de Prévert. Mon regard se rive sur le recueil Paris est tout petit. Oh, la voix d’Antonin Artaud résonne. Et encore les mots d’Henri Michaux. Tu me demandes de choisir, alors je choisis. Jacques Prévert. Et puis non, je me décide pour Henri Michaux, il ouvre mes horizons et son recueil Moments sera un très bon exercice de mémorisation. Chiche ?

6) Pourquoi Des lames ET des lumières ? C’est-à-dire que les lames renseignent, éclairent le lecteur sur son présent, sur son passé, sur sa psychologie, sur son destin ?

Oui, je le pense. Tu prends le Tarot et tu poses ta question. Tu attends une réponse, une lumière. Ce qui me surprend, c’est qu’il m’arrive de poser deux ou trois fois de suite la même question et j’obtiens la même réponse. Peut-être pas avec les mêmes lames, mais la réponse est quasi-identique. Curieux, non ? Ceci dit, je précise que je ne revendique pas connaître tout le Tarot, je suis en apprentissage, toujours.  Cependant, certains tarologues peuvent nous révéler des choses extraordinaires. Ils ne sont pas tous comme ça, méfions-nous quand même, mais chacun interprète à sa façon.

7) Quelques mots sur le travail de Catherine Berael qui a composé les illustrations en fonction de tes poèmes et non des cartes dont ils sont librement inspirés...

Figure-toi, Eric, j’ai posé la même question à Catherine. Catherine ne connaît pas le Tarot, elle pioche donc des éléments chez notre ami Google, prend connaissance des lames et du Tarot en général. Ce n’est qu’après qu’elle prend connaissance de mes textes et qu’elle commence à dessiner. C’est du beau travail, n’est-ce pas ? Ah, c’est une artiste, cette Catherine Berael.

8) Tu proposes une approche ludique de ton recueil... En quoi consiste-t-elle ?

Les illustrations sont réparties à la fin du livre. On peut imaginer que le lecteur ouvre le livre au hasard, et que lui aussi laisse aller son inconscient…Pourquoi pas ? Il y a mille et une façons d’aborder ce livre. Laissons au lecteur …

9) Quels sont tes arcanes majeurs préférés, dans lesquels tu te reconnais le plus ?

Chaque lame a son charme. J’aime le Bateleur. Il a tous les outils pour commencer de nouveaux projets et les nouveaux projets, j’aime ça…J’aime aussi la Roue, c’est pour moi une accélération, quelque chose qui bouge et avance.

10) Etat présent de ton tarot. Tu tires deux ou trois cartes et tu nous dis ton interprétation...

Voilà, une coupe. Le Sans nom. Le Diable. On rase tout et on profite. Attention, ne pas abuser….

Mille fois mercis, Eric, et à bientôt !

 

Note de lecture de Denis Bilamboz:

http://mesimpressionsdelecture.unblog.fr/2016/01/25/des-lames-des-lumieres-carine-laure-desguin/

 

Des lames & des lumières – Carine-laure Desguin

Poésie

Je connaissais Carine-Laure à travers les textes qu’elle a écrit en résonance à des romans de Marguerite Duras, je ne suis pas étonné de la retrouver cette fois armée de la plume du poète tant ses textes en hommage à la romancière respiraient la poésie. Dans le recueil qu’elle propose ici, elle présente des poèmes écrits en résonance, toujours, aux vingt-deux arcanes majeurs du tarot, tout en ajoutant six textes pour parvenir au nombre de vingt-huit. Selon Eric Allard, le brillant préfacier (il faut impérativement lire cette préface pour mieux comprendre les arcanes des textes), « la poétesse a pris des libertés avec les lames traitées individuellement pour atteindre à un nombre parfait (divisible par la somme de ses diviseurs) de textes bien accordés ». Je ne suis pas suffisamment versé en mathématiques et tarologie pour contester une aussi brillante démonstration. L’arcane majeur numéro 1, le Bateleur, ouvre donc la série en deuxième position des textes dans le recueil.

« Sur les tréteaux du bateleur

Les aiguilles des lendemains

Babillent. »

Et le Bateleur passe la main à la Papesse qui cède à son tour la place à l’Impératrice et ainsi de suite jusqu’à l’arcane vingt-deux le Mat qui appelle le renouveau. Il ne faut surtout pas oublier d’évoquer les vingt-deux lames représentées par l’illustratrice, Catherine Berael, dans lesquelles surgit toujours une tache de lumière illuminant des mondes tout en nuances de gris allant du blanc éclatant de cette lumière au noir le plus obscur. Des gravures aux contours mal définis évoquant des mondes flous percés de rayons de lumières, des mondes ésotériques éclairés par les lumières des lames (les lumières sont toujours évoquées au pluriel comme aux Siècle des lumières). Dans cet exercice aux limites de l’ésotérisme, Carine-Laure Desguin excelle, sa langue riche, son style brillant, génèrent des textes lumineux et je n’ai pas pu m’empêcher de penser que ces poèmes étaient un peu comme la lame de l’épée du toréador, revêtu de son ami de lumière, captant un dernier rayon de soleil avant de plonger dans le garrot du toro.

 Dans ces textes inondés de lumière, j’ai aussi voulu voir une forme d’optimisme, d’espérance, de foi en la vie, une croyance en des forces ésotériques qui sauveront le monde de sa morosité actuelle

« Respires-tu les pays de lumières

De terres promises aux volcans de feux

Au-dessus des ciels des orages des éclairs

Quand les hommes aux costumes éphémères

Battent les cartes et coupent les jeux

Te guident vers les étoiles des amours heureux

Quand les hommes aux costumes éphémères

Te racontent les chemins des rites sulfureux »

 

« La victoire

C’est un chariot de soleil

S’élançant du septième ciel

Bousculant les matins et les soirs »

Mais l’arcane treize rappelle lecteur aux dures réalités :

« La treize la faux la mort

Sèche et tranchante à vous couper le souffle ».

La poétesse nous a révélé les forces qui animent les mondes, elle nous a montré les chemins des lumières, elle a fait briller les lames qui contiennent notre avenir dans ses textes lumineux, elle nous intronise :

« Soldat de la vie aux mouvements de cristal

Respires-tu les pays de lumières

Maintenant que d’ici tu connais

Ce que ton âme déjà savait ? »

 Commentaire de Marie-Noëlle Fargier, mai 2016

 "Je viens de découvrir "Des lames et des lumières". Je dis "découvrir" car ce recueil n'est pas une simple lecture, il est la découverte de cet univers qu'est la tarologie, avec un regard unique. Après la préface d'Eric Allard, le ton est donné, non pas "le ton", la symphonie. Une préface fidèle à l'écriture de Carine-Laure Desguin. Comme le dit Eric Allard, le "je" n'est pas présent. Et pourtant, chaque poème touche une partie consciente ou inconsciente du lecteur. Le "je" se promène au grès du "jeu" de chaque lame que je retrouve par une illustration magique de Catherine BERAEL. Je dirai de ce livre qu'il est un chemin initiatique, un chef d'oeuvre de la première à la dernière page. De plus sa qualité d'impression renvoie aux livres d'autrefois. Quel voyage !"

 

Commentaire d'Edmée de Xhavée: 

J’ai lu Des lames et des lumières de Carine-Laure Desguin (Edmée De Xhavée)

 

Je ne le dirai jamais assez – ni trop - , la poésie n’est pas ma Lorelei. Non que je n’aime pas et fasse « pouah, des poèmes… passons notre chemin »,  mais c’est souvent un langage qui me perd en cours de route… Bref, j’en lis « par-ci, par-là » et c’est en général parce que je connais l’auteur.

Ce fut donc le cas cette fois-ci. Il faut dire que l’objet est séduisant : une préface d’Eric Allard, préface qui donne, en quelque sorte, une boussole pour le voyage. De très belles illustrations de Catherine Berael, et une présentation à la fois chic, sobre et soignée.

Et puis on bat les cartes. Coupez-les de la main gauche. Un deux trois c’est parti.

Il y a des astres, des paniers d’horoscope, le destin et sa papesse des mystères, des heures longues, Des mots et images qui déferlent, parfois très hermétiques pour moi, mais quelque part il me semble que la musique, oui, la musique… quelque chose en moi la comprend et l’accueille. Il y a des pirouettes, des chromos tendres (ah, ce joli prince amoureux charmé par les elfes sur un pont de boucles d’or…), des hallucinations en 3D (la victoire dans son chariot de soleils tiré par des chevaux de sang qui s’élance du septième ciel…), des contes effrayants (les sorcières qui comptent des coquillages sur des nappes secrètes tissées de fils aux reflets d’écume et de serpents…). Il y a, oui, de tout ! On est dans un shaker de perceptions quasi-oniriques mais de celles qui vous collent à l’âme au réveil…

Ça, c’est pour la première partie du recueil… C’est la partie qui nous dit des cartes et de leur regard sur le monde, sur nous. Mais la seconde partie, celle qui est illustrée… elle s’impose d’elle-même avec un rythme psalmodiant, révélateur.  Après le tourbillon précédent, on est arrivés dans le lieu où tout s’éclaire, tout se calme, se révèle.

Bravo Carine-Laure pour m’avoir amenée à lire tout un livre de poésies, mais surtout à ne pas m’y ennuyer, et avoir le plaisir d’en parler…

— Sur le site de l’Areaw ( Association Royale des Écrivains et artistes de Wallonie) (http://areaw.org/presentation/) une recension du recueil Des lames et des lumières

 

 

 

Carine-Laure Desguin, Des lames et des lumières, poèmes, Le Coudrier, 80 pp, 16  €

 

En ce recueil, Carine-Laure Desguin s’est inspirée des lames du tarot, non tellement dans un but de divination, mais un peu à la manière de Rimbaud, qui, pour ses Illuminations, faisant feu de tout bois, célébrait les enseignes vivement coloriées, et tendait des cordes de clocher en clocher.

 

Une poésie impressionniste, des taches de couleur qui se juxtaposent en habit d’Arlequin, sans trop se soucier du sens et de la syntaxe. Seuls comptent ici, le brillant, le sonore, le chamarré, en un joyeux tintamarre où les astres se mêlent aux lames du tarot.

 

L’étoile et le soleil racontent/Que l’été prochain/Qu’on se le dise/La lune ouvrira ses valises/Et le lapin/Du jardin d’Alice/S’étonnera de la malice/De Jupiter et de ses magiciens.

 

Ou bien peut-être ces manuscrits, ces Bibles richement enluminées, où chaque majuscule, à elle seule, raconte une histoire. La nature tout entière est vivante, animée, qu’il s’agisse des sous-bois lointains ou des œuvres des hommes. Les couleurs et les sons ici se confondent en cérémonies bariolées, en synesthésies inattendues:

 

Dans son chariot de soleils/Tiré par des chevaux de sang/La victoire/Triom-phante magicienne aux relents/D’or de monts et de merveilles/Se cire les printemps  (p.21)

 

Avec parfois un rythme d’incantation, de par un vers répété de strophe en strophe, ou même de ligne en ligne

 

Une belle réussite.

 

Joseph Bodson