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   Carine-Laure, Aura 98 vient de sortir. Avec un thème spécifique, comme d’habitude.

   Oui, on attend cette revue trimestrielle hainuyère avec impatience. À chaque fois, il y a un thème différent. Cette fois il s’agissait d’écrire un thème en écho avec le mot « cimetière ». On pourrait penser que ce mot amputerait l’imagination des auteurs mais non, pas du tout. Comptez dans la table des matières le nombre de textes !

   Oh, si tu le dis…Ce sont des textes poétiques uniquement.

   Pas nécessairement. Le comité reste ouvert à tous les genres littéraires. Pour ma part et je le dis à chaque fois, c’est l’occasion de me frotter à des styles que je n’aborde pas habituellement, je m’essaie, je tâtonne. Cette revue est un petit laboratoire fabuleux. Il y a des textes théâtraux, de la poésie en prose ou en vers. Des nouvelles, aussi. Et c’est très beau, cette diversité. Pour le thème « Cimetière », j’ai opté pour un dialogue. Heu, c’est l’histoire d’un type qui atterrit dans le bureau de son boss parce que…parce que…Et puis s’ensuit un dialogue pas piqué des vers, si j’ose dire.

   J’ai lu ton texte, C’était pas une bonne idée, Sam. Je dois t’avouer que la fin est surprenante et après ce suspens palpitant, je t’assure qu’une fois le dernier mot avalé, je me suis accroché à la anse de ma tasse de café. C’est renversant et d’ailleurs j’ai tout renversé, le café, le lait et mon clavier s’est noyé. Ce texte remue et en même temps offre des pistes de réflexion.

   Chuuuut.

   Ton texte de la revue 96 relatait le meurtre d’une personne âgée par une aide-soignante en plein burn out. C’était déjà pas drôle. Le texte À vendre de la revue 97 décapait pas mal non plus, Carine-Laure.

   Chuuuut.

   Tu as beau me lancer des chuuut et des rechuuuut…Tes textes me déstabilisent.

   Alors, c’est réussi. C’est ce que je désire, au final.

   On dirait que tu es en pleine évolution, en pleine mutation même. Tes textes sont plus acides qu’avant. Et, coïncidence ou pas, il y a souvent un rapport avec le vieillissement. Je me trompe de Fallope ou pas.

   C’est exact. Je ne parle jamais des actes de mes vies antérieures mais je suis quand même post-graduée en gérontologie sociale. Il y a dans mes textes actuels un relent de ça, c’est certain.

   Ouais, ouais, ceci explique cela. Je passe à autre chose car je te sens mal à l’aise. Je sais que tu n’aimes pas parler de ta vie extra-littéro-muros et je respecte ton choix. OKay.

   Merci, on revient à notre revue…La revue comprend une cinquantaine de textes, comme à chaque fois. Et pas mal de noms connus. Christian Nerdal, Laurence Amaury, Marie-Claire Georges, Françoise Houdart, Annie Préaux, Thierry Thirionet, etc. Je cite Serge Guérit, il est nouveau dans le Cercle littéraire Clair de Luth et nous lui souhaitons de nouveau la bienvenue. Merci aussi à Thierry Thirionet pour la couverture de la revue.

   Carine-Laure, des projets.

   Oh oui, suivez ce lien :

   http://carineldesguin.canalblog.com/archives/2018/10/05/36760370.html

 

   Et, petite question, c’est nouveau, ça, la suppression des points d’interrogation.

   C’est un essai point d’exclamation.